Modes de jouir contemporains – Le singulier et le collectif en institution

Affiche de la 10e journée du R2

Argument de la journée

Lacan a énoncé en  1970 la « montée au zénith social de l’objet (…) petit » pour désigner la conséquence du discours capitaliste, réalisé par l’outil de la révolution industrielle puis de l’économie de marché mondial, et repérer ses effets sur les parlêtres modernes, sur les symptômes dont ils témoignent.

L’expansion actuelle du champ des addictions est un exemple paradigmatique des effets de ce discours. Pour autant, ce n’en est pas l’unique illustration : la prise des corps par l’angoisse, les plaintes itératives d’épuisement, le débranchement des idéaux et les désenchantements subjectifs constituent quelques déclinaisons du malheur des sujets « hypermodernes désinhibés, désemparés, déboussolés ». Divers phénomènes accompagnent ces nouvelles modalités, caractérisant l’époque de « l’Autre qui n’existe pas », tels des modes de jouir particuliers appelés à tenir lieu de socle communautaire, la destitution du savoir au rang de semblant et l’émergence d’un relativisme généralisé, la défiance envers toute forme de limitation ou encore la production incessante d’évaluations supposées orienter la production d’autres objets, protocoles ou thérapeutiques répondant toujours plus aux besoins et aux « troubles » de chacun.

Infos et textes de travail :

  • La journée préparatoire aura lieu le 28 mars 2024, les inscriptions débuterons à partir de janvier
  • Inscription pour la journée préparatoire du 28 mars: https://my.weezevent.com/reseau2.modesdejouir
  • Textes de travail et informations à venir…